CONTENU EDUCATIF

Avoir des désirs, c’est naturel… mais se protéger, c’est vital 0 0

. Avoir des désirs, c’est naturel… mais se protéger, c’est vital

Entre 15 et 19 ans, il est normal de ressentir de l’attirance, de la curiosité et des pulsions sexuelles. Cela fait partie de la croissance et de la découverte de soi.
Cependant, il est mieux pour ta santé et ton avenir de retarder le plus possible le début des relations sexuelles, afin de te donner plus de chances de réaliser tes projets (études, carrière, rêves personnels).
Si tu as déjà des relations sexuelles, il est essentiel de savoir comment éviter une grossesse non désirée et te protéger des infections (comme le VIH et les autres IST).
La contraception fait partie de tes droits en santé sexuelle et reproductive.

2. Le droit à l’information et au choix de la contraception

Ton âge ne doit pas t’empêcher d’avoir accès à une information correcte, claire et adaptée sur la contraception.
En République démocratique du Congo, la loi n’interdit pas l’utilisation de la contraception par les adolescents, y compris les filles et garçons de 15 à 19 ans.
Tu as le droit :
• D’être informé(e) sur les différentes méthodes de contraception (préservatif, pilule, implant, stérilet, patch, anneau, contraception d’urgence, etc.).
• De poser des questions et de recevoir des réponses compréhensibles, sans jugement.
• De décider d’utiliser ou non une méthode contraceptive, selon tes besoins et ton projet de vie.
Personne ne doit te faire sentir coupable parce que tu cherches à te protéger. Chercher à éviter une grossesse ou une IST, c’est prendre soin de toi.

3. Où et comment accéder à la contraception en sécurité

Si tu désires utiliser la contraception, le mieux est de te rendre dans une structure de santé ou un centre adapté aux jeunes, où un prestataire formé pourra t’accompagner.
Sur place, le prestataire doit :
• Te présenter plusieurs méthodes possibles et adaptées à ton âge et à ton état de santé.
• Expliquer comment chaque méthode fonctionne, comment l’utiliser, ses avantages et ses inconvénients.
• Vérifier avec toi ce qui te convient le mieux, selon ta situation et tes préférences.
Tu as le droit d’être reçu(e) avec respect, sans moqueries, sans jugement et dans la confidentialité.

4. Tes droits en matière de contraception

En tant qu’adolescente ou adolescent de 15 à 19 ans en RDC, tu as plusieurs droits importants en matière de contraception et de consentement :
• Utiliser la contraception sans crainte si tu en as besoin, pour éviter une grossesse non désirée ou pour mieux planifier ton avenir.
• Accéder à des services de santé reproductive dans le respect de ta dignité, de ta confidentialité et de ton intimité.
• Demander et obtenir une méthode contraceptive sans que l’accord de tes parents ou tuteurs soit obligatoirement exigé, lorsque la loi le prévoit et que le prestataire respecte les textes en vigueur.
• Comprendre clairement la méthode qu’on te propose avant de dire « oui » (on parle de consentement éclairé).
• Refuser qu’on t’impose une méthode que tu ne veux pas. Ton corps t’appartient.
• Refuser toute stérilisation forcée ou toute décision définitive sur ta capacité à avoir des enfants sans ton accord libre et éclairé.
Le consentement, c’est dire « oui » librement, sans pression, sans menace, sans chantage, et en ayant bien compris de quoi il s’agit.

5. Tes responsabilités et ton rôle

Tes droits vont de pair avec des responsabilités. En tant que jeune :
• Tu es responsable de te protéger autant que possible (préservatifs, contraception, dépistage si nécessaire).
• Tu dois écouter les conseils des prestataires de santé sur les méthodes adaptées à ton âge et à ta situation, tout en gardant ton droit de choisir.
• Tu dois respecter le corps, les limites et le consentement de ton/ta partenaire. Aucun rapport ne doit se faire sous la pression ou la force.
• Tu peux encourager tes amis à chercher des informations fiables plutôt que de se fier aux rumeurs ou aux « recettes » dangereuses.
Prendre une décision sur la contraception, ce n’est pas seulement pour éviter un problème aujourd’hui, c’est aussi pour protéger ton avenir.

6. Lutte contre les stérilisations forcées et les violences

Personne n’a le droit de décider à ta place que tu ne pourras plus jamais avoir d’enfants.
La stérilisation forcée (opération ou méthode imposée pour empêcher définitivement une personne d’avoir des enfants) est une grave violation des droits humains.
• On ne peut pas t’imposer une méthode définitive sans ton accord libre et éclairé.
• On ne peut pas te menacer, te tromper ou te forcer sous prétexte de te « protéger » ou de « protéger ta famille ».
• Si tu subis une pression, des menaces ou des violences pour accepter une méthode que tu ne veux pas, cela doit être signalé à une personne ou une structure de confiance (responsable d’établissement, OSC, ligne d’écoute, service de protection, etc.).
Le respect de ton corps, de ton consentement et de ton projet de vie doit toujours être au centre des décisions en matière de contraception.

7. En résumé : ton corps, ton avenir, ton choix

• Avoir des désirs sexuels entre 15 et 19 ans, c’est normal, mais tu as le droit de choisir d’attendre.
• Si tu es sexuellement actif(ve), tu as le droit à une information fiable et à des moyens de contraception, sans jugement.
• La loi encadre et protège ton accès aux services de santé reproductive, dans le respect, la confidentialité et la dignité.
• Tu as le droit de choisir ta méthode, de dire non à ce que tu ne veux pas, et de refuser toute forme de stérilisation ou de contraception imposée.

Commentaires (0)