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L’école devrait être un refuge… mais ce n’est pas toujours le cas 0 0
L’école devrait être un refuge… mais ce n’est pas toujours le cas
L’école est censée être un endroit sûr, où chaque élève peut apprendre, jouer et grandir dans le respect. Pourtant, beaucoup de filles et de garçons y subissent encore des violences, souvent banalisées ou cachées.
On y rencontre par exemple :
• Des viols et sévices sexuels
• Du harcèlement et des moqueries
• Des châtiments corporels (coups, gifles, fouet…)
• Des violences verbales (insultes, surnoms humiliants, menaces)
L’école doit être un espace sécurisé pour tous les élèves, sans exception, quel que soit le sexe, l’apparence ou la situation de chacun.
2. C’est quoi une VBGMS ?
VBGMS signifie : Violence Basée sur le Genre en Milieu Scolaire.
C’est tout acte de violence qu’une personne subit à l’école (ou à l’occasion de l’école) parce qu’elle est une fille, un garçon, ou perçue comme « différente ».
Une VBGMS, c’est par exemple :
• Se moquer de toi parce qu’on te trouve « trop féminin » ou « trop masculine »
• Te toucher sans ton accord (attouchements, caresses, frottements, etc.)
• T’insulter à cause de ton corps, de ta couleur de peau, de ton handicap ou de ton orientation supposée
• Te forcer à avoir des rapports sexuels ou te faire du chantage (notes, cadeaux, argent, avantages) en échange de faveurs sexuelles
La VBGMS peut être commise par :
• Des élèves (camarades, plus grands, groupes)
• Des enseignants
• Du personnel de l’école
• D’autres adultes autour de l’école
Si c’est contre ta volonté, si tu te sens obligé(e), humilié(e), menacé(e) ou en danger, ce n’est pas normal : c’est une violence basée sur le genre.
3. Où se passe la VBGMS ?
Quand on parle de « milieu scolaire », on ne parle pas seulement de la salle de classe.
La VBGMS peut se produire :
• Dans la cour de récréation
• Dans les couloirs, les toilettes, les vestiaires
• Dans les bureaux, les salles des professeurs
• Sur le chemin de l’école (trajet aller et retour)
• Aux alentours de l’école (boutiques, parkings, terrains de jeu)
• Sur les réseaux sociaux entre élèves (groupes WhatsApp, Facebook, TikTok, etc.)
Dès que tu quittes la maison pour aller à l’école, tout ce qui t’arrive en lien avec l’école fait partie du « milieu scolaire ».
Le cyberharcèlement, les rumeurs, les photos partagées sans ton accord, les insultes en ligne à cause de ton genre ou de ton corps, font aussi partie des VBGMS.
4. Les conséquences : pourquoi c’est si grave ?
Les VBGMS ne sont jamais des « jeux », ni de simples « blagues ». Elles ont des conséquences sérieuses sur la vie des jeunes, à court et à long terme.
Sur la santé physique :
• Blessures, douleurs, grossesses non désirées
• Infections sexuellement transmissibles (IST)
• Troubles du sommeil, fatigue, maux de tête, perte d’appétit
Sur la santé mentale et émotionnelle :
• Peur, honte, culpabilité, tristesse profonde
• Perte de confiance en soi, baisse de l’estime de soi
• Anxiété, stress permanent, dépression
• Idées suicidaires ou comportements dangereux (consommation d’alcool, drogues, etc.)
Sur la scolarité :
• Difficulté à se concentrer en classe
• Baisse des résultats scolaires
• Absences répétées, décrochage scolaire
• Abandon de l’école, surtout chez les filles en cas de grossesse ou de stigmatisation
Sur les relations avec les autres :
• Méfiance envers les professeurs, camarades ou adultes
• Isolement, repli sur soi
• Normalisation de la violence (penser que c’est « normal » ou « mérité »)
Ces conséquences peuvent marquer une personne pendant des années. C’est pour cela que la VBGMS doit être prise au sérieux, dénoncée et combattue.
5. Comprendre pour mieux agir
Pour lutter contre les VBGMS, il ne suffit pas seulement de punir. Il faut d’abord comprendre :
• Que la violence basée sur le genre n’est jamais de la faute de la victime
• Que les stéréotypes (« les filles doivent… », « les garçons ne doivent pas… ») alimentent souvent ces violences
• Que se taire par peur ou par honte protège l’agresseur, pas la victime
• Que tout le monde a un rôle à jouer : élèves, enseignants, parents, direction, associations, autorités
Mieux comprendre les VBGMS, c’est le premier pas pour :
• Oser dire « non » à la violence
• Oser parler à une personne de confiance
• Soutenir un(e) camarade victime
• Revendiquer une école vraiment sûre, inclusive et respectueuse pour tous